Ce que la vie réserve comme surprises...
C'est toujours quand on ne s'y attend pas qu'elle se pointe à notre horizon.
Hier par exemple, alors que mon horizon ne donnait pas très loin - le profond isolement le bouchait complètement - je me mis en tête de faire un gâteau, juste pour moi. Y'a des petits plaisirs comme ça qu'on devrait s'offrir plus souvent.
Et bien j'avais à peine enfourné mon fondant au chocolat depuis cinq minutes que le téléphone n'arrêta pas de sonner. Des nouvelles de maman par ci, des nouvelles des amis par là... Bref, j'eus tout juste le temps de sortir la bête du four avant que la noirceur ne l'emporte... Au final, comme l'un des coups de fils m'invitait à passer la soirée, mon gâteau pris le chemin de mon sac et j'allais le partager avec mes comparses.
Moralité : les petits bonheurs sont faits pour être partagés.
Il est bientôt 6h, je viens de rentrer et comme par hasard, au lieu de me coucher j'ai allumé l'ordi...
Cette soirée avait commencé gentillement: quelques whiskeys, puis de la bière avec mes amis. J'ai proposé à l'un d'entre eux (je le sentais bien) d'aller faire un tour à la marquise, cette péniche-dancing pour noctambules. Sur le chemin , nous avons raté notre objectif - la faute à notre discussion sur les autres membres du goupe - et nous dûmes revenir sur nos pas pour entrer dans l'antre baignanat de ce lieu de perdition. Après encore quelques demis, je me résolus à rejoindre le dancefloor malgré la médiocrité musicale du soir (je hais le reggae). Là au milieu des nighters, je m'agitais en réalisant que, comble de l'horreur, j'étais mélé seul au milieu des inconnus. La majorité d'entre eux avaient bien 10 ans de moins que moi, et je commençais à me dire que mon évolution n'était pas allée très loin.
Moralité, non seulement je crois bien que je déteste les autres, mais en plus il m'attirent. Je dois être maso !!!
Bon maintenant, il est 6h, j'ai un déménagement dans quelques heures, faudrait pas pas que je sois trop KO.